Article parru dans le journal en hommage a nos meilleurs amis qui nous ont quités......
Dijon
Après l'accident du péage de Viry (Haute-Savoie)
L'heure est au recueillement
Ils étaient partis fêter l'anniversaire de l'un d'entre eux. Malheureusement, le parcours de ces jeunes sans histoire s'est arrêté dimanche 14 novembre, à 8 h 30, sur l'autoroute A 40. La BMW dans laquelle les trois Côte-d'Oriens avaient pris place a percuté un îlot du péage de Viry ; une perte de contrôle qui pourrait être imputable à un simple assoupissement du conducteur. Tous trois avaient passé la soirée à la discothèque Macumba de Genève. Ils avaient ensuite pris la route, pour accompagner des amis à la gare de Saint-Claude, dans le Jura, puis retournaient en direction de la Suisse, afin d'y poursuivre leur week-end.
Deux lycéens
Deux jeunes de 18 ans, scolarisés au lycée Saint-Bénigne à Dijon, avaient pris place dans la voiture. Jérémy Bouiller venait de fêter son anniversaire, le 9 novembre dernier. Il poursuivait ses études en 1re économique et social (ES), et se destinait à devenir ingénieur. Garçon jovial et calme, aimant plaisanter, agréable avec tout le monde, Jérémy était sérieux sur le plan scolaire. Il était le deuxième d'une fratrie de trois. Il laisse deux sœurs, Séverine, 20 ans, et Anaïs, 9 ans et demi. Il était le fils de Philippe Bouiller, employé de la ville de Dijon, et de Cécile Vuagnoux, ATSEM à l'école maternelle de la Maladière, demeurant à Longvic. Ses grands-parents étaient Jean Vuagnoux, retraité EDF, et Suzanne, ainsi que François Bouiller, retraité de l'industrie, et son épouse Bernadette, retraitée de la ville de Dijon, demeurant à Dijon.
Les obsèques de Jérémy se déroulent ce vendredi 26 novembre, à 10 heures, en l'église Saint-Pierre, à Dijon.
Deux amis d'enfance
Jérémy avait grandi aux côtés de Vandara Thou, un garçon du même âge, qui habitait dans le même immeuble à Longvic. Enfants, ils ont ainsi fréquenté la même école primaire, puis le même collège, et enfin le même lycée à Dijon. Cet été, les deux amis d'enfance étaient partis en vacances ensemble sur la Côte.
Vandara, qui avait eu 18 ans, le 13 mai dernier, était en première année de bac professionnel hôtellerie. Il rêvait de devenir inspecteur pour contrôler l'hygiène dans les restaurants. Vandara, qui avait eu le chagrin de perdre sa maman le 20 juin dernier, à la suite d'une longue maladie, était le fils de Bin Thou, réfugié politique cambodgien, naturalisé français. Vandara laisse une sœur Dany, âgé de 21 ans.
Les obsèques de Vandara auront lieu demain, à 9 h 30, à la salle omnicultes du crématorium de Dijon-Mirande.
Dans l'établissement où les deux lycéens étaient scolarisés, un suivi psychologique a été mis en place, afin de soutenir les familles et les élèves bouleversés, par ces disparitions tragiques. Pour rendre hommage à Jérémy et Vandara, ses amis d'enfance, leur copain Stéphane (Fi) a aussi spontanément composé une chanson, qui retrace leur vie, et évoque « tout ce qu'ils ne pourront jamais faire ensemble ».
Que vos âmes reposent en paix...